2025 marque pour moi la fin d’un cycle. Pas le genre de cycle qu’on célèbre avec un avant/après Instagram, mais un cycle long, entamé autour de 2016, qui travaille en profondeur. Et quand je dis “en profondeur”, je parle de la vraie vie : relations, travail, argent, fatigue mentale, attentes, rôles qu’on joue sans même s’en rendre compte. Tous les secteurs de mon existence ont été bouleversés. Une tornade spirituelle programmée par Dieu qui a engendré une transformation profonde et irréversible, intérieure comme extérieure.
Même si le top départ de ce cycle est arrivé en fanfare avec de multiples kundalinis et autres événements tout aussi incroyables, ce n’est pas cela qui m’a réellement transformée. C’est plutôt la connaissance que m’ont apportée ces expériences jumelées à ma grande curiosité. Ma soif de savoir, de comprendre et de connaître est ce qui m’a délivrée. Et, bien sûr, la mise en pratique et l’intégration de ce savoir.
Au menu de ces 10 dernières années, il y a eu :
- déconstruction radicale de l’identité
- désossage du mental
- effondrement des sécurités affectives
- épuration de la manière d’enseigner
- mise à nu de mes schémas relationnels profonds
- désidentification progressive du rôle, du sauveur, de la réparatrice
En clair, j’ai dû vider, comprendre, trancher, intégrer.
Et ça m’a rendue ultra précise, ultra lucide, ultra exigeante et parfois tranchante (nécessaire dans mon cas).
Concrètement, ce cycle s’est manifesté par des choses très banales : ne plus supporter certains compromis relationnels que je tolérais avant “par gentillesse”, perdre de l’énergie à vouloir être comprise, ressentir une fatigue diffuse à force de trop expliquer, trop anticiper, trop porter. Au travail aussi, une épuration nette : ce qui sonnait faux, inutile ou décoratif est devenu insupportable. Même chose dans la manière d’enseigner : moins de concepts, moins de séduction intellectuelle, plus de précision… quitte à ne plus plaire à tout le monde. Tragédie mondiale.
Puis, en 2024, il y a eu le Vedanta et Moksa (la libération), ce qui a grandement accéléré le travail en cours.
Alors comment reconnaît-on une vraie fin de cycle karmique, version vie réelle ? Pas à un grand soulagement émotionnel. Pas à une euphorie. Mais à quelque chose de très concret : on arrête de se battre intérieurement avec ce qui est. Les situations peuvent être les mêmes, mais on ne passe plus ses journées à ruminer, analyser, corriger, justifier. On répond quand il faut répondre. On pose des limites sans drame. On fait ce qui est à faire, sans commentaire mental permanent. L’énergie revient parce qu’elle n’est plus gaspillée à maintenir un personnage.
Et puis, lorsque nous avons le Vedanta en cerise sur le gâteau dans notre existence, c’est la possibilité d’être enfin libéré, de connaître concrètement la fin de toutes nos limitations.
C’est ce que j’enseigne et transmets sans relâche aux membres de la Sangha. L’idée d’en faire des hommes et des femmes fondamentalement libres, vivants et rayonnants, me remplit de joie. Voir leurs transformations, profondes et irréversibles, est une place privilégiée que je ne prends pas à la légère. J’ai définitivement un bon karma ! (rires)
Alors si tu sens que le moment est venu pour toi… la porte est ouverte toute l’année. Sans pression. Sans promesse magique. Juste quand ça résonne.

