Cela fait maintenant trois semaines que j’ai publié le livre « Je suis une conscience ordinaire » de James Swartz, et je n’ai reçu qu’un seul retour négatif. La personne évoquait, après une vingtaine de pages, une traduction mauvaise, des termes incompréhensibles, voire non traduits.
J’avoue que cela m’a interpellée. Depuis janvier, j’enseigne ce livre à ma sangha ; mais j’ai tout de même relu attentivement les premiers chapitres, demandé des précisions… et je n’ai rien trouvé d’anormal.
En revanche, cette relecture m’a permis de voir quelque chose de beaucoup plus intéressant : ce n’est définitivement pas un livre facile. Et ce n’est pas un problème de traduction.
James enseigne le Vedanta depuis plus de cinquante ans. Il a cette capacité assez redoutable de condenser plusieurs concepts complexes en une seule phrase. Or, le Vedanta lui-même vient déjà bousculer en profondeur notre manière de penser. Quand ces deux éléments se rencontrent, il est tout à fait normal de se sentir parfois dérouté, voire perdu.
Peut-être que tu as déjà fait cette expérience : lire un texte spirituel, sentir qu’il contient quelque chose de profondément vrai, mais sans réussir à le saisir clairement. Tu relis, tu réfléchis, tu comprends par moments… puis tout semble t’échapper à nouveau. Ce n’est pas un manque d’intelligence, ni un problème de volonté. C’est simplement que ce type d’enseignement ne peut pas être pleinement assimilé seul.
Lire ce livre sans accompagnement, c’est un peu comme essayer de résoudre une équation sans en connaître les règles. On peut deviner certaines choses, entrevoir des liens, mais la vision d’ensemble reste floue.
Au départ, je n’avais pas l’intention de traduire ce livre-ci, mais plutôt son best-seller « The Essence of Enlightenment » (« L’essence de l’illumination »). C’est lui qui m’a fait découvrir James et qui a provoqué un véritable basculement dans ma compréhension. Toute la base s’y trouve.
Après cela, j’ai rejoint sa sangha sans hésiter, suivi ses satsangs chaque semaine, acheté ses séminaires et ses livres. Je lui écrivais régulièrement, posais les questions essentielles qui restaient en suspens. J’avais même constitué une liste. J’alternais entre les emails, les réseaux et les sessions de questions-réponses. J’étais devenue, disons-le franchement, sa « stalker » officielle (rires).
Comme il le dit lui-même : « Sois la roue qui grince ». Autrement dit, interroge sans relâche, insiste, cherche. La roue doit grincer si elle veut de l’huile. Et j’ai grincé plus que de raison. Heureusement, les réponses de James arrivaient plus vite que celles de Dieu, même si… ne dit-on pas que le guru est la voix de Dieu dans ce monde manifesté ?
Très vite, une chose est devenue évidente pour moi : le Vedanta apportait toutes les pièces manquantes du puzzle. La vision s’est clarifiée, s’est stabilisée, jusqu’à devenir complète. Ce qui était auparavant une recherche est devenu une évidence.
J’ai tout de suite commencé à l’enseigner. Non pas pour partager une expérience, mais parce que j’avais enfin trouvé un moyen de connaissance fiable, précis, qui ne laisse aucune place au doute. Le plus grand trésor de l’humanité, littéralement caché à la vue de tous, voilà ce qu’est le Vedanta.
J’ai alors cherché des enseignants védantins francophones. Et là… silence radio. Une véritable zone désertique.
C’est comme ça que m’est venue l’idée de traduire le livre de James en français, celui qui m’avait ouvert la porte toute grande du Vedanta. Une façon aussi de rendre hommage à mon guru. Cependant, il a préféré que je traduise son petit dernier « Je suis une conscience ordinaire », basé sur Aparokshanubhuti, un texte majeur de Shankara, mais clairement exigeant.
Voilà pourquoi les enseignants du Vedanta existent : rendre ces textes accessibles, les expliquer, les éclairer, afin qu’ils deviennent une connaissance vivante et assimilable.
C’est exactement ce que nous faisons dans la sangha. Deux fois par mois, nous plongeons ensemble dans ce livre et en décryptons les points essentiels. Et entre les sessions, le chat du groupe reste ouvert, vivant, avec la possibilité de poser toutes les questions qui émergent, au moment où elles émergent.
Si cet enseignement résonne en toi mais que tu sens qu’il te manque encore de la clarté, alors tu es au bon endroit.
Tu peux rejoindre la sangha à tout moment. Tu auras accès immédiatement à l’intégralité des replays, aux analyses du livre, et à un espace où chaque question trouve sa place.
Et où, surtout, les choses finissent par devenir simples.
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