L’autre jour, je répondais aux membres de la sangha dans notre chat privé… puis aux commentaires sous mes vidéos YouTube. Et là, la différence m’a sauté au visage.
Dans la sangha, les membres ont reconnu le Vedanta : sa structure, sa logique et sa clarté. Ils sont avides de comprendre, d’intégrer, de tester dans leur quotidien et, surtout, d’arriver enfin à la ligne d’arrivée : la réalisation du Soi. Ce sont des adhikaris dans la tradition : des personnes mûres spirituellement et donc prêtes pour les enseignements du Vedanta.
Sous les vidéos de ma chaîne, pour la plupart, c’est une autre histoire. On y voit des gens attachés à leur système de pensée car ils en ont fait leur identité. Ils aiment le flou, le mystique, les sensations et les expériences. Ça risque de continuer un moment avant la déception par laquelle nous passons tous : ça ne mène à rien.
D’autres sont là pour briller. Ils étalent un savoir bancal, pioché au fil de lectures et de vidéos, puis interprété par leur mental conditionné. Ceux-là refusent la connaissance impersonnelle qu’offre le Vedanta et l’idée d’un maître. Ce sont les enfants rebelles de la spiritualité qui ont oublié que l’humilité était de mise sur ce chemin très particulier de la réalisation du Soi.
Puis il y a les suiveurs. Ceux qui se prennent encore pour des enfants et qui préfèrent rester au pied d’un père (ou d’une mère) symbolique. Ils ont besoin d’être tenus par la main, d’admirer une autre personne et de profiter de leur aura. Ce qui fait les affaires des faux maîtres en quête de succès, de pouvoir ou de reconnaissance. Ces suiveurs sont ceux qui défendent violemment les enseignants que j’analyse. Ils manquent de discernement et d’esprit critique, indispensables pour atteindre la libération.
En conclusion, le Vedanta n’est définitivement pas pour tous. Au contraire, il est un peu élitiste. Pas parce qu’il n’accepte pas certaines personnes mais bien parce que ce n’est pas tout le monde qui le laissera entrer dans son existence.
Le Vedanta est un moyen de connaissance unique en son genre et finalement assez intransigeant. Il n’a rien de glamour ni de transcendantal. Il est discret, mental et intérieur. Il travaille sur la longueur, l’endurance, la patience. Le disciple doit alors être passé par ces phases de flou, de mystique, de faux maîtres et j’en passe.
En clair : il doit être frustré et arrivé à la conclusion « Rien ne marche ! » sans avoir perdu son désir ardent d’arriver au bout… C’est à ce moment-là que le Vedanta viendra le cueillir, tel un fruit mûr prêt à être consommé.
La vérité peut alors s’introduire dans son mental, transformer complètement son système de pensée et faire enfin tomber son identité de chercheur limité pour dévoiler le Soi qu’il est et a toujours été. De manière ferme, définitive et irréversible.
Si le moment est venu pour toi, rejoins ces incroyables adhikaris de la sangha ici https://vedantafrancais.com/accompagnements/

